São Miguel ne se découvre pas — elle s’inhale. L’air chargé d’iode et de soufre vous rappelle dès l’arrivée que cette île est vivante, façonnée de l’intérieur par des forces que l’on ne maîtrise pas. Vous prenez le volant et la route s’ouvre sur des collines d’un vert presque indécent, des hortensias bleus qui débordent des talus comme une marée.
La Caldeira das Sete Cidades vous attend au bout d’une route en lacets. Deux lacs — l’un vert, l’autre bleu — occupent le cratère comme une paire d’yeux ouverts sur le ciel. Certains paysages commandent le silence.

